Antoine MARTIN-COCHER nous partage son expérience de son séjour Haute Route Chamonix Zermatt
Présentation de la sortie ski de rando haute route Chamonix Zermatt
Date de sortie de la Haute Route de Chamonix Zermatt
14 – 20 mars 2017
Participants à la sortie Haute Route de Chamonix Zermatt
- Moi, Antoine Martin-Cocher, AMM et passionné de montagne :
Vivant en Corse après de longues études sur le continent, à Grenoble, qui m’ont permis de découvrir et pratiquer intensément un bon nombre de sports de montagne ! Retrouvez moi sur Facebook .
- JF Altori, AMM et himalayiste :
Résidant à Sarr’Alta Retrouvez le sur son Facebook.
- Nono, voyagiste et himalayiste :
Résidant à Grenoble, retrouvez le lui aussi sur Facebook
Je suis le plus jeune, le moins expérimenté et donc, à priori, le plus flippé, d’où l’importance de l’introduction !
Hébergements et calendrier
- Refuge d’Argentière
- La Fouly
- Cabane de Prafleuri
- Cabane des Dix
- Cabane des Vignettes
- Cabane de Bertol
Transports
- En voiture
- En taxi
- En téléphérique Les Grands Montets ou Verbier
Budget
- Cham to Chamonix environ 600€/personne pour faire la boucle :
=> Privilégier covoiturage
=> Environ 75€ pour les demi pensions et quelques extras
Bibliographie
- TOPO skitour
- TOPO de Didier Lavigne et François Damilano sur la Haute Route de Chamonix Zermatt
Quoi d’autre dans les environs du Massif du Mont-Blanc
Le Massif du Mont-Blanc propose un terrain de jeu exceptionnel pour les activités outdoor : escalades ( bloc, couenne, grande voie, TA ), la randonnée, alpinisme, vtt, parapente, …
Ainsi que la possibilité de faire du tourisme.
Ascension du Mont-Blanc
Alpinisme autour de Chamonix
Ski de rando autour de Chamonix
Randonnée autour de Chamonix
Escalade autour de Chamonix
Trail autour de Chamonix
Plongée en mer de glace
Intro à cette sortie de la Haute Route Chamonix Zermatt :
Ca part de loin…
Au mois de Janvier, JF, un ami qui réside à Sarr’Alta, me propose de faire la Haute Route, j’ai passé 2 ans sans faire de ski de rando, mais c’est vrai que ça me manque, je ressort les planches pour faire quelques virages, des Movement Black Apple un peu grands que j’ai acheté en solde après avoir cassé la paire de Baltoro avec laquelle j’avais débuté 5 ans plus tôt. Toujours un mauvais feeling avec ces skis, trop grands, trop nerveux ?… j’épluche les tests sur le web et je me rabat sur une paire de K2 wayback encore, le modèle semble-t-il faire ses preuves ces dernières années et le style devrait être radicalement différent des Movements.
Comme un gosse je les teste dès la réception, miracle, tout fonctionne, je peux donc incriminer la paire précédente l’esprit tranquille.
Je signe pour le Cham-Zermatt
Dans la foulée j’embarque, via un post Fb laconique, l’ami Nono, dont la réputation n’est plus à faire. On fera ça début mars, avant qu’il y ait trop de monde…
Puis l’échéance se rapproche… puis on voit apparaître les photos des avalanches sur le continent (pour rappel on est Corses, sauf Nono, le pauvre), puis on regarde les bulletins avalanche et ça fait peur…
On se calme (enfin moi) et on se dit que ça va bien se passer.
J’arrive sur le continent une semaine avant le raid afin de faire les courses et d’acheter les éléments qui me font défaut : et ça commence par un airbag ; je m’oriente sur le modèle Reactor de chez Arva en 32L pour son volume, son accessoirisation et sa couleur (parfois je suis pire qu’une gonzesse).
Puis je m’aperçois que tout le matos ne rentre pas dedans… un petit tour chez Petzl plus tard, les crampons leopards et le baudrier tour viennent remplacer un corax et des sarken un peu trop encombrants…
Ca y est, on peut y aller !
En fait… non… pas encore…
Notre team a beau être constituée de 2 AMM (JF et Moi) et d’un alpiniste fou (Nono donc), à part JF qui a quelques tracés sur le GPS, personne ne s’est penché sur l’itinéraire et les réservations des refuges…
Poussé par mon instinct de conservation je m’attelle donc à cette lourde tâche ; je commence par imprimer toutes les cartes nécessaires au 1 :25000 pour matérialiser l’itinéraire intégral, puis je commence les réservations pour faire l’itinéraire de « la haute route historique » décrit dans le livre de Didier Lavigne et François Damilano.
Après quelques heures de résas il apparaît que tous les refuges ne sont pas encore ouverts (à 1 jour près parfois), du coup je fais des résas un peu partout et on avise après avec les collègues.
Finalement nous optons pour l’itinéraire suivant
- De Chamonix => au refuge de l’Argentière
- Du refuge de l’Argentière => à La Fouly
- De la Fouly => à la cabane de Prafleuri
- De la cabane de Prafleuri => à la cabane des Dix
- De la cabane des Dix => à la cabane des Vignettes
- De la cabane des Vignettes => à la cabane de Bertol
- De la cabane de Bertol => à Zermatt, puis Cham, puis Marseille, puis le village
Sortie de la Haute Route Chamonix Zermatt : La Haute Route entre Corses (et assimilés)
Mardi 14 mars, je récupère Nono à Grenoble, nous partons… enfin (l’intro est finie)!
Mardi 14 mars 2017 : itinéraire Grenoble => Cham => Refuge de l’Argentière (D+ 221 / D- 675)
Il est midi, JF nous rejoint sur le parking des Grands montets, on vérifie qu’on oublie rien et on s’engouffre dans le gigantesque téléphérique.
Il y a du vent à l’arrivée, le changement d’ambiance est radical ! On se retrouve plongés en haute montagne, l’excitation monte, on chausse et c’est parti !
Après quelques virages on saute le balisage de la piste et on poursuit sagement les indications du topo alpinisme pour descendre en biais le glacier des Rognons jusqu’au glacier de l’Argentière.
Grand beau temps, on ne sent plus le vent, peu à peu la glace vive apparaît en dessus de nous pendant que nous glissons pour rejoindre le plat du glacier.
Une petite heure plus tard, nous rejoignons le refuge.
Jour 1 : grand départ pour la Haute Route de Chamonix Zermatt
Arrivés au refuge, JF demande systématiquement (en corse) aux gens dans le dortoir si ils parlent corse…
Une étape plutôt courte mais très agréable, avec un accueil chaleureux au refuge et une bonne nuit.
L’arrivée au refuge de l’Argentière
Mercredi 15 mars 2017 : refuge de l’Argentière => La Fouly (D+ 1361 / D- 2602)
C’est repartit ! Nous dévalons le glacier de l’Argentière jusqu’au pied du glacier du Chardonnet, ici commence une belle ascension où deux groupes nous accompagnent, il fait bon, il fait calme, les cimes qui s’élancent de part et d’autre du glacier donnent le vertige.
Jour 2 : du glacier de l’Argentière au glacier du Chardonnet
Nono est en tête, JF me suit, nous nous rejoignons au Col après avoir doublé tout le monde. Le rappel s’effectue sans problème pour prendre pied sur le Glacier de Saleina, la rimaye est fermée ici.
On nage en plein soleil, on skie sur une belle moquette, la visibilité est excellente mais on reste attentifs aux reliefs du terrain. On se rejoint sur le plat pour s’encorder et entamer l’ascension du Col de la Grande Lui. Je navigue en tête, louvoyant entre les immenses crevasses situées à l’aplomb du col.
Arrivés à 100 m du col une surprise nous attend, ou même deux ! Après la rimaye, la neige est poudreuse et n’a aucune portance… j’essaie en déchaussant mais je descend plus que je ne monte… Nono passe sans soucis alors que JF et moi galérons, il revient même nous alléger de nos sacs !
La deuxième surprise est que les 20 derniers mètres sont en glace… Nono se livre à une belle escalade avec du matériel pas forcement adapté (piolets et crampons alu) et parvient à basculer derrière le col. Nous n’avons plus qu’à suivre ses « pas », on a l’impression de faire de la dalle, mais sur de la glace… et les quelques blocs apparents se délitent… ambiance !
Il doit être 16h lorsque nous basculons finalement sur le glacier de l’A Neuve, pour attaquer une belle mais interminable descente sur la Fouly. On a perdu pas loin de 3h sur le franchissement du col…
Descente sur le glacier de l’A Neuve pour enfin arrivée à la Fouly
Il faut pas loin de 2h pour rejoindre la Fouly car la neige est transformée et lourde, très exigeante à skier pour la plus haute partie. Et la fin du vallon est à l’ombre, gelé et ravagé par les avalanches antérieures (à ce propos : le niveau d’alerte avait considérablement diminué).
Nous arrivons à la Fouly, heureux. Nous réservons le taxi bus pour le lendemain pour opérer notre transfert sur Verbier puis apprécions le confort de l’Auberge des Glaciers.
Jeudi 16 mars 2017 : La Fouly => Verbier => Cabane de Prafleuri (D+ 812 : D- 1049)
On commence pas trop dur : transfert de la Fouly à Verbier – le Châble. De là nous prenons les remontées mécaniques pour rejoindre le col des gentianes. Il fait toujours beau, trop beau même ! On se laisse glisser jusqu’au plat de la chaux, puis nous gravissons le Col éponyme pour une autre longue descente jusqu’au replat suivant. Pas de glaciers à l’horizon, ni sous les planches donc on profite sereinement.
Jour 3 : Direction la cabane de Prafleuri
Direction Rosablanche
Il s’agit maintenant de remonter en direction de Rosablanche avant d’amorcer la descente sur la Cabane de Prafleuri. Nono s’offrira deux fois la montée car il aime en faire un peu plus (comme on le verra plus tard). Après avoir doublés les américains (ceux qui ne parlaient pas corse dans le refuge de l’Argentière deux jours plus tôt), je gravis le sommet de Rosablanche après avoir déchaussé, suivi de près par Nono qui achève sa deuxième montée
Le panorama est splendide, le Grand Combin nous fait face, ainsi que le Pigne d’Arolla, la dent d’Hérens et bien sûr, le Cervin !
Au sommet de Rosablanche avant de dévaler les pentes du glacier
Depuis le sommet on observe également JF qui tente d’attraper un avion sur l’altisurface du glacier de Prafleuri.
Après une longue pause photo on rechausse et on dévale les pentes du glacier jusqu’à apercevoir la cabane de Prafleuri.
D’un commun accord nous optons pour tirer à droite et passer ainsi dans la partie la plus raide histoire de nous offrir quelques beaux virages de cette fin de journée (en fait il est pas si tard…). Nous arrivons au refuge vers 16h, JF a lié connaissance avec les américains et leur jeune guide chamoniard. On profite du soleil jusqu’à sa disparition. Encore une belle journée !
Vendredi 17 mars 2017 : Cabane de Prafleuri => Cabane des Dix (D+ 690 / D- 419)
La météo annonce du mauvais temps l’après midi, et ce pour quelques jours… on décide de partir tôt, quasiment de nuit.
Nous rejoignons tranquillement le col des Roux, puis nous nous laissons glisser jusqu’au pas du chat.
Jour 4 : cette traversée offre des paysages exceptionnels
En fait ce n’est pas si facile… il s’agit d’une partie en traversée sur plusieurs kilomètres, avec une déclivité assez faible mais qui se déroule dans une face souvent défoncée par les coulées. Au final il faudra pas loin de 2h pour rejoindre le pas du chat ! Plusieurs itinéraires sont possibles, le plus sûr est de descendre le long du lac et de faire du plat, mais dans ces cas là on veut toujours aller au plus rapide, donc on va tout droit, et… on se fourvoie ! du coup il faut remonter, ou redescendre, ou faire demi tour, bref la galère, heureusement qu’il fait beau !
Arrivé au pas du chat il n’y a plus qu’à remonter le vallon pour prendre pied sur le glacier de Cheillon et rejoindre la Cabane des Dix. La montée est raide et il fait super chaud, sans compter qu’une fois sur le replat il faut rajouter pas mal de temps pour rejoindre le refuge (on tourne autour pour l’atteindre sur son piton rocheux).
Arrivée au sommet de la cabane des Dix
Il est 11h quand j’arrive au refuge, Nono est parti faire un sommet un peu plus loin, JF me rejoint un peu plus tard pour déguster un « crosti » et une bière, face à la « serpentine », qui serpente entre le Mont Blanc de Cheillon et le Pigne d’Arolla.(la cabane offre des prestations exceptionnelles )
Nono nous rejoins plus tard, le temps se gâte en fin d’après midi et les prévisions sont très mauvaises, par sécurité nous changeons nos plans pour le lendemain : nous rejoindrons la Cabane des Vignettes par le pas des chèvres et Arolla.
Samedi 18 mars 2017 : Cabane des Dix => Cabane des Vignettes (D+ 1050 / D- 819)
Vu que la veille on a fait que dormir, enfin surtout moi et JF, on part tôt !
Il y a du brouillard, rejoindre le pas des chèvres depuis le refuge est assez fastidieux, il faut bien gérer la descente dans ce faux plat…
Jour 5 : l’excursion dans le pas des chèvres
Le pas est super bien équipé et ne présente aucune difficulté technique.
La descente pour Arolla est assez fastidieuse elle aussi : neige gelée, mauvaise visibilité, les américains nous accompagnent.
On finit par rejoindre les pistes puis la bifurcation pour remonter sur le glacier qui nous permettra d’accéder à la cabane des Vignettes.
Là… y’a du monde, d’un côté ça a toujours un aspect rassurant. Je suis bien motivé, Nono encore plus, on va bon train. Mais le brouillard nous tombe dessus, c’est à la fois excitant mais aussi stressant : où était le refuge ? où étaient les séracs ? où était la zone de crevasse… ? Puis jour blanc… dans quel sens est la pente ??
Dernier recours… la montre, dans laquelle j’ai enregistré les coordonnées des refuges.
Ouf ! je ne suis qu’à 200 m, ce qui est peu mais aussi beaucoup vu les conditions. Je continue prudemment mon ascension, je croise quelques skieurs qui redescendent, ça fait toujours étrange de voir des gens émerger subitement à quelques mètres de vous, et ça fait surtout du bien de voir apparaître la structure imposante de l’héliport du refuge !
Après une longue traversée enfin arrivée à la cabane des vignettes
Ca fait du bien de se retrouver au chaud alors que c’est la tourmente à l’extérieur, et ça fait encore plus de bien de trouver des gardiens corsophiles… la bière qu’on trouve dans cette cabane est de la Pietra ! et la bandera flotte à côté du drapeau valaisain !
Là encore on s’offre un bon repas ainsi qu’un long repos… mais les choses ne semble pas s’arranger à la météo. En fin de soirée on finit par nous annoncer une accalmie pour le lendemain en début d’après midi et un grand beau temps pour le sur lendemain, qui concorderait avec la descente sur Zermatt. Nous remettons la décision au lendemain.
Dimanche 19 mars 2017 : Cabane des Vignettes => Cabane de Bertol (D+ 1360 / D- 1160)
Il fait mauvais : vent, jour blanc, une journée à rester couché !
On décide de redescendre sur Arolla en fin de matinée pour remonter sur Bertol et finir avec le beau temps.
Mais Nono veut faire le Pigne d’Arolla, alors il part, seul, de bon matin…
Vers 10h30, il n’est toujours pas rentré, il s’était laissé 2h30 pour faire l’aller/retour, avec sa marge. Les conditions extérieures sont toujours dégueu, avec JF on se dit qu’on aurait peut être du le dissuader de partir sans GPS ni altimètre…
Il revient à 10h35, après avoir fait le sommet dans le brouillard et le vent, et confesse s’être fait quelques frayeurs à la descente…
On repart tous à 11h30, toujours dans un épais brouillard.
100 mètres en dessous du refuge c’est le grand beau temps…dans une neige fraîche tombée la nuit : un régal !
Jour 6 : le retour sur Arolla après une longue journée de rando
On poursuit notre belle descente jusqu’à Arolla où on coupe par la forêt (violant ainsi la règle n°67 : ne jamais couper quand on est pas sûr) et on galère un peu avant de rejoindre le village : neige transformée sur des feuillus.
On rejoint alors le bas glacier d’Arolla après avoir traversée un plateau bien exposé aux purges des pentes alentours, puis on s’engage sur les pentes qui mène au plan de Bertol.
Nono, comme à son habitude, caracole en tête, je rejoins JF après une petite erreur d’orientation (je croyais deviner le refuge au sommet d’un vallon, mais ce n’était qu’un bloc de rocher, et donc le mauvais vallon…) et on se lance à l’assaut de la Cabane de Bertol ! Ce n’est pas une mince affaire, il y a à la fois une grande distance et un dénivelé conséquent !
Finalement nous rejoignons les échelles d’accès, ça bouchonne un peu, mais c’est les derniers mètres !
Arrivée au refuge de Bertol et un coucher de soleil en prime
Alors que nous assistons à un coucher de soleil exceptionnel (en Corse ils sont déjà pas mal pourtant) JF qui se promène sur son facebook voit dans ses actualités qu’une des ses amies à gravi, le jour même, le pigne d’Arolla, dans de super conditions… Nono est vert… nous aussi d’ailleurs. Mais c’est la montagne, c’est comme ça !
Lundi 20 mars 2017 : Cabane de Bertol => Zermatt => Cham => Grenoble (D+ 450 /D- 2160)
Encore une belle nuit, on traine un peu au démarrage, et on part du refuge en derniers,
JF, qui a oublié son bonnet se voit d’ailleurs contraint d’y retourner (enfin c’est la raison qu’il a trouvé ce jour là). On s’encorde et on suit la caravane de 5 ou 6 cordées qui traversent le glacier du Mont Miné.
Jour 7 : de la cabane de Bertol à Zermatt puis retour sur Cham
La traversée est agréable, du faux plat descendant puis une belle montée en pente relativement douce pour rejoindre Tête Blanche, les lumières de ce début de journée sont magnifiques.
On passe un long moment à se photographier et se congratuler au sommet, mais il ne faut pas tarder !
En effet, nous devons rejoindre le groupe des américains pour rentrer avec eux à Cham !
Nous nous remettons en route pour la descente finale !
Nous glissons le long du Stockjigletscher et du Tiefmattengletscher, la neige est bonne, il fait beau, on profite. Je suis toujours impressionné par les immenses blocs de glace qui apparaissent de part et d’autre de l’itinéraire que j’emprunte, ressemblant à de gros pâtés de maisons en vrac, gelés, suspendus sur les flancs de cette montagne.
Dernière ligne droite de la Haute Route de Chamonix Zermatt
Enfin, après quelques péripéties supplémentaires, comme la descente d’un couloir un brin raide, nous prenons pied, ou plutôt notre élan, sur le Zmuttgletscher pour aller, dans une immense ligne droite, jusqu’au domaine skiable de Zermatt, non sans nous être perdus de vue et fourvoyés à de multiples reprises pour rejoindre le cœur de la station !
(environ 10km de descente effrénée !)
Nous rejoignons les américains pour boire une bière et échanger un peu avant de prendre le bus qui nous ramène à Cham.
Conclusion de la sortie haute route Chamonix Zermatt
Quel périple ! Une superbe expérience de montagne, avec juste ce qu’il faut d’imprévu, de la chance quant aux conditions globalement.
Une belle équipe également, on a skié mais on a surtout bien rigolé !
A titre perso je me suis redécouvert dans la préparation de raid et dans la manière d’aborder l’itinéraire. Comme ça faisait quelques temps que je n’avais pas pratiqué j’avais prévu de petites étapes (celles du topo), si je met en balance avec le GR20, jamais de la vie je ne respecte le découpage officiel ! Tout ça pour dire qu’on peut coupler certaines étapes sans trop de difficulté ! Mais bon, un retour bien agréable dans le monde des hautes montagnes !
Matériel utilisé pour la sortie de la Haute Route Chamonix Zermatt
Matériel ski de rando durant sortie haute route Chamonix Zermatt
CATÉGORIE | NOM DU MODÈLE | MARQUE | POURQUOI AVOIR FAIT LE CHOIX DE CE MODÈLE AU DÉPART? | EST-CE QUE CE CHOIX A RÉPONDU À L’EXPÉRIENCE RACONTÉE DANS CE ROADBOOK ? | SI C’ÉTAIT À REFAIRE |
CHAUSSURES | tlt 5 moutain | DYNAFIT | mes premières chaussures | très vieillissantes mais toujours agréables et assez précises | testerait bien un modèle plus récent, sans cette languette « embêtante » |
CRAMPONS | leopard | PETZL | légers, compacts | modifés avec des fixations pour chaussures à débords, c’est pas fait pour mais ça marche | les mêmes |
PIOLET | snowracer 45 | PETZL | léger, compact | top | le même |
CASQUE | vector | BLACK DIAMOND | léger, beau | top | le petzl sirrocco lui succède pour des raisons de mode … (et il est plus léger, plus solide et bien pensé) |
SKIS | wayback 88 ecore | K2 | après de longues heures de comparatifs sur le web | très content, bonnes sensations, compense avec les movement black apple un peu grands et trop nerveux que j’avais | les mêmes pour de longues années je pense |
FIXATIONS | speed turn | DYNAFIT | une classique, revisitée | ras | les mêmes |
PEAUX | K2 | coupée à la forme des skis, des amis en étaient très contents | ras | les mêmes | |
COUTEAUX | DYNAFIT | mes premiers couteaux | ras | les mêmes |
Matériel ski de rando et sécurité durant cette sortie haute route Chamonix Zermatt
BÂTONS | Trail light | BLACK DIAMOND | compacts et polyvalent | toujours au top | les mêmes |
DVA | barryvox | MAMMUT | fiable et facile d’utilisation, pratique pour la recherche | rien à redire | le même |
FRONTALE | nao | PETZL | surpuissant, très léger | quelques bugs à cause du froid (pas pendant ce trip) | une nouvelle tikka, plus compacte mais aussi puissante |
SONDE | ultralight | ortovox | très compacte | jamais servie en vrai ! | la même |
PELLE | BCA | alu, légère, compacte | ras | ||
SAC A DOS | reactor 32 | ARVA | airbag accessoirisé et typé raid | top, tout le matos de raid et sécu rentre juste juste, bon maintient, présence rassérénante | a tester les ubics de millet |
SAC À VIANDE | coolmax adaptor | SEA TO SUMMIT | le moins chaud | ras | un 0 degré voir plus aurait suffit |
Vestes et accessoires
VESTE ALPI | radikal jkt | MILLET | veste très technique, ajustée,vert fluo pour être vu de loin | elle remplace avantageusement l’ancienne version trop décolorée | la même |
CHAUSSETTES | ski R | XSOCKS | léger, confortable, durable | pas de mauvaise surprise | les mêmes |
SOFT SHELL | ultimate hoody | MAMMUT | confortable, super finition | plus du tout « windstopper » depuis le temps, la fermeture éclair a été remplacée | vieillissante, à remplacer par une neuve (oui j’ai déjà dit ça l’an dernier) |
MONTRE | ambit | SUUNTO | pour prendre des traces GPS et enregistrer les coordonnées des refuges | elle a fait son job, mais elle ne brille pas par sa fiabilité, d’où la vector en backup | la même |
BAUDRIER | tour | PETZL | poids | génial, léger et ultra pratique (on le met sans problème par dessus tout le matos | les mêmes |
DESCENDEUR | reverso | PETZL | celui que j’ai le premier modèle ! | lourd mais indémodable et parfait pour les cordes pourries et/ou gelées | le même |
POULIE | minitraction | PETZL | celle du premier kit crevasse de petzl | trop lourd… | la micro traction, plus légère |
BROCHES | express | BLACK DIAMOND | deux très bonnes broches à glace, longues | parfaites | les mêmes |
Vêtements et accessoires
BUFF | buff | BUFF | le classique | coton, increvable, indispensable | le même en double ! |
GANTS | ARCTERYX | petits gants oranges | fracassés mais agréables (encore plus que l’an dernier, donc belle durabilité au final ) | cher… | |
GANTS | MAMMUT | agréables et chauds | jamais d’onglées avec | les mêmes | |
LUNETTES | stunt spectron | JULBO | monture adaptée à mon visage, versatile | trop froides, mais super protection | des verres plus « chauds » |
PANTALON | windy spirit | VERTICAL | pantalon de tous les jours, robuste comme son nom l’indique, pour la rando et la spéléo | le top | le même |
APPAREIL PHOTO | 5Dmk3 | CANON | pour faire des belles photos | le top mais lourd et encombrant |